L'arme bleue désarme

C'est en amont des mots, un instant indécis :
C'est là qu'elle vous soulève,
Vous arrachant au nid,
de ses bras malhabiles,
à la faim du berceau,
vers le sommet du sein
et son creux bien trop haut.

C'est l'air, c'est l'effroi,
le vertige,
c'est l'arc périlleux qui se suspend,
avide
dans le ciel noir troué par l'acier
des couteaux.

C'est inimaginable, un péril bien trop
beau
C'est le gouffre aspirant le regard,
c'est le vide.
C'est le lac envoûtant, turbulent
les courants descendants
où meurt l'inconscience en avant
sans les maux.

C'est l'amour, c'est la peur
C'est l'amour et sa peur,
C'est la fin abolie
du moment assouvi.
C'est la clé des terreurs,
du souffle et de l'envie.

C'est le début sans fin
du trajet infini
C'est l'arme bleue des larmes :
flèche et pointe transies.
c'est le roulis de vagues
dévoilant le non dit :
C'est la vie.

7/03/2011


30/07/2011
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