Le chemin

Je n’ai pas suivi la route droite ;
Les chemins sinueux, au hasard ;
Chemins épineux, boueux, mains moites.
Sentiers, profonds ravins, ciel blafard.

 

Où aller dans la forêt des songes ?
Ici, pas un seul oiseau : pas d’eau.
Les branches cassent, un mal sourd les ronge.
Les bras se tendent, torturés de maux.

 

Dans les grandes forêts verdoyantes
On se perd aussi, le nez aux nues.
Vie : forêts silencieuses ou murmurantes
Loin des grand-routes droites et nues.

 

Le chemin n’est pas sûr ; on est seul.
On ne sait où l’on va : la clairière ?
On ne sait ; on cherche un autre, seul,
Avançant comme nous sans lumière.

 

Pui, un éclat d’or entre les feuilles ;
Parfois, une voix, un chant, s’élance.
La vie étrangère’ est là, sans deuil,
Rien, rien à faire de ma présence.

 

Je ne puis, humain, que l’écouter ;
Sans moi, quelle belle indifférence,
Les oiseaux continuent à chanter.
Sans se soucier de ma conscience.

 

Humain : je ne connais pas ma voie.
Je me perds dans les fourrés cruels
Je trébuche et tombe, je crie sans voix.
Je ne crois ni en moi ni au ciel.

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8 septembre 2010



04/10/2011
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