Bribes IV, V

Bribes IV

Qu’importent les buts cyniques des guerres futures, l’exploitation, la rhétorique des avocats, les pseudo-amis aux patronymes classieux remontant à Hérodote, leurs tronches de théologiens, l’insolence sans justice, la tyrannie sans repentance : aux confins du Donegal, comme au pays de Hurlevent la violence est romantique, on construit toujours des cathédrales et des quartiers résidentiels dans les dunes. Sur le plateau, on voit un rossignol troglodyte faire son cinéma il écrit un billet, comme un essai, une recommandation pour archivage : plages de Normandie, plongée dans la guerre, bouillie bientôt transformée en givre. Pourquoi ne fait-il pas plutôt ses gammes auprès d’e la fontaine ineffable ?

Bribes V

De Montréal à Katmandou, nous sommes des animaux de passage. Nos pianos sont devenus caducs, comme les accordéons chics avec leurs mélodies mornes, et nous bégayons encore des platitudes quand le jour chancelle. Quand prendrons-nous l’ascenseur de fleurs ? Nous voudrions crier à nous rendre aphones, nous voudrions trucider les violettes amères le soir à la chandelle : ce serait épouvantable, de voir comme l’horloge rame à côté du verre à dents dans la plus grande confusion. Mais nous nous éveillons en Arménie, oiseaux volages, et dans l’éloignement , nous apprenons à nous distancier. Sur le chapeau vert d’un épouvantail, comme un éclair vif argent, le son ténu, sibyllin, d'une fauvette épelant la sérénité.

mercredi 20 avril 2011, 19:41


30/07/2011
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