Esthétique de la laideur

Tu danses au bord du gouffre en escarpins de sang.
Avec un rire narquois, et tous tes artifices,
un saut en avant, un bond en arrière
les mains au ciel,
au milieu flammes éphémères
qui tressautent autour de toi
léchant les larmes bleues
tatouées sur tes paupières.

Tu joues avec tes reflets
multipliés, tes entrechats brisés
par les miroirs fêlés,
sabotant le malheur d’avant-hier,
les grands départs d’autoroute
qui mènent aux joyeux précipices,
avec le diable dans tes bagages.

Comme au premier jour c’est le dernier
mais tu danses et tournes, plus vite,
plus vite, et sans faux-pas,
avec ton masque maquillé d’autres couleurs
que je ne connais pas.

Est-ce toi ?

Celle des papillons d’autrefois,
celle des baisers, des larmes et des combats.
Celle qui donnait des coups de pied dans les murs,
celle des hurlements de rage,
et qui marchait dans les prés mangés par la luzerne
vers la petite maison où j’attendais, là-bas.

Et ton rire résonne plus fort que moi.
Tu dis : « Aujourd’hui je ne suis plus la même »
Et encore une fois tu mens.

Samedi 15 janvier 2011



31/07/2011
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