Petit grand pays

 

Bien qu’épris de grandeur et de vastitude, l’humain occupe un territoire minuscule. Un territoire qu’il dédaigne et n’investit d’ailleurs pas. Car l’humain préfère regarder vers l’extérieur, au travers des deux lucarnes qui s’ouvrent dans son crâne à la lumière blafarde.

 

Agrippé aux barreaux de son crâne, l’humain contemple les savanes, les jungles, les océans, les déserts, les montagnes, les brillants palaces, les hauts monuments de verre et de béton. Il rêve de chasser les lions des savanes, de parcourir les océans, de se baigner dans le champagne des palaces, d’habiter les monuments de verre.

 

Il a tord.

 

Si son territoire est minuscule, sa conscience, elle, est immense et peut toucher les étoiles.

Mais si l’humain pensait déjà à occuper son minuscule territoire : les deux pieds plantés en terre, regardant de près tout ce qui compose son tout petit pays, avec l’œil de sa conscience infinie. Il se verrait tel qu’il est : fait d’étoiles et de galaxies. Un univers immense.

 

Alors, qu’il se tourne vers l’intérieur ou vers l’extérieur, l’humain pourrait enfin danser.

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Jeudi 28 octobre 2010

 



04/09/2011
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