Dépression

Ces soupirs qu’on étrangle pour la dignité
Le barrage des yeux qui va bientôt céder
La douleur et la peine, sans le secours des mots
Sans raison d’être là, comme un enfant de trop
Le poids du corps qui ploie sous tant d’inanité
La gorge qui se serre et ne peut respirer
Ce tremblement des lèvres annonçant le sanglot
Ce courage inutile pour porter le fardeau
La chambre trop étroite où l’on va étouffer
Le cœur qu’on entend battre en machine affolée
Aucun être à chérir on a rien à donner
Cet esprit enfermé derrière les barreaux
Ces gestes qu’il faut faire et qui ont l’air idiots
La mort qui vous épèle et ne sait prononcer
Tout ce qui aurait dû être et qui n’a pas été
Cet oreiller qu’on cache et qui a bu nos maux
Cette invisibilité de ceux qui sont là-haut
Ces lénifiants alcools pour vous faire oublier
La poésie enfin, qui vous laisse tomber

11 décembre 2010



01/08/2011
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