Le voleur

Il est venu comme un voleur
Voler ma vie, voler mon cœur.
Il avait des yeux de voyou,
Mais pour moi comme il était doux !

Je marchais seule dans les rues
Sous les balcons vides et nus.
Dix-huit ans, et la larme à l’œil
Dans l’été blanc vêtu de deuil.

Il m’a parlé, il m’a souri,
Il m’a dit que j’étais jolie.
De sa belle voix de faussaire
Il m’a entraînée vers l’enfer.

Oh ! Ce n’était pas dramatique,
Il n’y avait rien de tragique.
J’étais farouche et lui rebelle,
Ce qui fit naître une étincelle.

Puis il éteignit le feu clair
Avec ses mots et mauvais airs.
Tout juste une dépossession
De mon âme en sidération.

Je ne sais plus, je ne sais pas,
Tout ce que fit ce voyou-là.
Je l’ai fui et j’ai déchiré
Toutes ses photos de l’été.

Je me rappelle mes vingt ans,
Du vin bu dans un verre à dents.
Je regrette mes tresses blondes
Bien lissées pour un monstre immonde.

24 novembre 2010



04/08/2011
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