Sonnet (pour mes amis)

Et ce soir l'ivresse est triste à n'en plus finir ;
Ce soir mes larmes roulent sur l'hiver mort-né ;
Le champagne coule en mes veines enfiévrées,
Ce soir je veux pleurer ces sombres élixirs.

Et j'ai perdu le cap, pays des Oiseaux Lyres ;
Je rêve d'accoster, mes marées sont comptées.
Que ma coque pourrie, de soleil reflété,
Entende encore leurs cris, entende encore leurs rires.

Je n'ai plus qu'une amie, elle m'attend tout près,
Avec ses yeux profonds, visage sans apprêt,
Là où tout se dénoue : labeur, malheur, douleur.

Je ne chanterai plus les fleurs et puis les roses
Jusqu'à ce que mon cœur à la fin s'y repose,
Jeune et pur, innocent, et prêt pour le bonheur.



22/12/2011
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