Vent de novembre (hommage à Guillaume Apollinaire)

Et le mois de novembre, en rafales de vent
S’abat sur la campagne et les sapins hurlants.
J’entends fuir les elfes, la forêt frissonne
Sous l’Aquilon glacé que Borée aiguillonne.

J’entends aussi mourir, chassés de l’occident,
Des chiffons de nuées qui pleurent leur autan.
Les feuilles sont tombées au combat de l’automne
Et le cri triomphal de novembre résonne.

Les clochers se sont tus dans les villages vieux
Où le Scorpion mauvais, amer, pousse sa queue
Dans l’âme des vieillards, des vierges et poètes
Méditant dans le noir en leurs chambres inquiètes.

En décembre viendra le temps des neiges folles
Quand les corbeaux perclus en grands troupeaux s’envolent.
Les elfes reviendront hanter les bois en deuil
Glissant légèrement au côté des chevreuils.

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Novembre 2010



08/08/2011
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